mercredi 18 février 2015

Mourir sur Seine - Michel Bussi


Un grand merci à la Masse Critique Babelio ainsi qu'aux éditions des Falaises !

http://www.babelio.com/



MICHEL BUSSI

Né le 29 avril 1965 à Louviers, Michel Bussi, chercheur reconnu en géographie électorale, enseigne la géographie à l´université de Rouen. Il est devenu écrivain parce qu´il ressent le besoin de coucher sur le papier des histoires qui s´imposent dans son esprit. Ses ouvrages, des polars le plus souvent sur fond de Normandie, sont traduits dans de nombreuses langues. Il fait maintenant partie des auteurs les plus vendus en France.

MORT SUR SEINE

Sixième jour de l´Armada 2008. Un marin est retrouvé poignardé au beau milieu des quais de Rouen ! Quel tueur invisible a pu commettre ce crime impossible ? Quel étrange pacte semble lier des matelots du monde entier ? De quels trésors enfouis dans les méandres de la Seine sont-ils à la recherche ?
Une implacable machination... qui prend en otage huit millions de touristes, une course effrénée contre la montre avant la parade de la Seine.

Grybouille et ses gribouillages : « On a tous besoin d’un Grybouille chez soi ! » Dixit Léa.

Grybouille tire ses racines de la Normandie, un arrière grand-père et un grand-père tous les deux marins sur des paquebots, de la famille à Rouen et à Fécamp alors « Mourir sur Seine » c’est pour le p’tit duc !
« Eh Léa, viens par là avec ta pile de livres…. » s’en suivent discussion, argumentation, supplications, menaces, petite larme et … Victoire, je repars avec le précieux objet.
Une fois n’est pas coutume je vais vous parler de la couverture qui est superbe, le fond en dégradé de gris, le titre en jaune « So flashy » et les lettrines en relief… Franchement cette mise en forme ne fait pas « petits bras ».
Bon d’accord ce n’est pas une première édition mais vu le prix sur certains sites de la première mouture, moi je dis mille merci aux Editions des Falaises de nous le proposer dans leur collection.
Jeune maison d’Edition, en regardant son site vous vous rendrez compte qu’un fort vent de dynamisme les anime et en plus un poisson comme animal fétiche ? Les poissons seraient-ils la panache des maisons d’Edition en plein essor ? Cela me rappel une autre maison d’Edition avec un carnassier en entête…

Bon tout le monde à bord,

Capitaine Bussi  sur le pont, à la manœuvre et à la barre, larguez les amarres, hissez les voiles, l’homme orchestre aux manettes, notre écrivain à nous qui porte haut les couleurs du Polar / Thriller Français, une fierté nationale, bientôt une icone… Bon ok, je me calme mais quand même, moi je suis fier comme un p’tit duc dressé sur ses serres en lisant une telle production.
Encore un rendez-vous réussi si, si… Il y a tout ce que j’aime, les personnages principaux ou non sont fouillés, les scènes et les paysages sont décrits avec précision, l’intrigue est palpitante, le récit est rendu crédible par des recherches en amont (la Seine, trop fort le Grybouille) des plus poussées. Pendant toute la lecture çà ronronne, tout est bien huilé, un régal…
Allez suivez moi je vous dis tout ! Mais non pas fou le Grybouille, je vais juste vous soulever le voile (des voiles, ce Grybouille…) juste ce qu’il faut pour que vous ayez envie.

Le cadre,

Il est bien réel, les faits historiques décrits avérés, seule l’intrigue est une fiction.
Tous les cinq ans une flotte de bâtiments internationaux se rassemble dans le port de Rouen, des millions de visiteurs, la plus grande manifestation internationale en France. C’est l’Armada, première édition 1989.

La trame,

Les meurtres s’enchainent lors de l’Armada de 2008. De jeunes marins issus de prestigieux voiliers sont retrouvés poignardés.
Le premier, Aquilero, fait parti de l’équipage du Cuauthèmoc un navire mexicain, lors de son arrivée sur la Seine ce jeune présomptueux plonge depuis le bateau devant la foule médusée, plus de 2 minutes d’apnée à hauteur de la ville de Quillebeuf. A quoi rime cet exploit et pourquoi à cet endroit là ?
Puni pour ce geste stupide il sort cinq jours plus tard. Après une nuit festive à Rouen il est retrouvé poignardé sur le quai devant son navire. De mystérieux messages arrivent sur son téléphone portable…
Ah oui, il faut que je vous dise : « Maitre Bussi site du Victor Hugo en plein polar et en espagnol » Il est capable de tout je vous dis !
Bon je vous passe les clins d’œil sur le grand homme, le cours d’histoire sur la piraterie, les jeux de mots, la visite guidée de Rouen et des alentours, les courses poursuites, j’en passe et des meilleurs…Pour en venir aux personnages.

Les Personnages,

L’équipe des policiers pilotée par le Commissaire Gustave Paturel, père divorcé écartelé entre la garde de ses deux enfants et ses responsabilités professionnelles, qui donne le ton dans son commissariat « légèrement » mit en difficulté par des événements exceptionnels. 
Le profileur, Joe Roblin, est sublime dans le style gothique barré.
Les journalistes sont qu’en à eux représentatifs des courants que l’on peut rencontrer dans la presse locale et nationale. Tantôt se prenant pour des détectives quitte à se mettre en danger lorsque d’autres rongés par l’ambition sont capables de pourrir une enquête policière.
Un exemple, Maline Abruzze journaliste transfuge de « Libération » est le fer de lance du « Seinomarin » le local Rouannais, une célibataire qui n’a pas froid aux yeux.
Le bellâtre, Olivier Levasseur est aussi un mercenaire de la mondialisation dans la communication.
Le zonard Daniel Lovichi, le cerveau cuit par la coke et l’alcool qui se prend pour un vrai dur, un coupable idéal.
Le spécialiste de la piraterie Ramphastos, Pierre Poulizac, qui en porte tous les stigmates.
L’homme d’affaire véreux Nicolas Neufville qui a pour ambition de faire de la politique.
Le légiste, l’inspecteur à la conduite sportive, les marins…

Des passages ? Oui mais pas trop !

L’inspecteur Ovide Stepanu, sa définition «  Orthodoxe, superstitieux, semblait porter la misère du monde, aucun sourire à cause de ses dents, timide et complexé ». Il a le pouvoir d’horripiler son Commissaire en commençant ses interventions par « Sans vouloir jouer les troubles fêtes… » ;
Maline Abruzze, la journaliste, en parlant du bellâtre « Ce surfer des mers du sud se gardait bien de faire la moindre vague, un joli fusible à la peau cuivré payé grassement » ;
Le Commissaire Gustave Paturel qui parle de lui-même « Un héros qui commande les nounous par téléphone ». Il faut dire qu’il n’est aidé par la Directrice « Après 18h30 ils seront sur le trottoir » réplique du papa « Connasse » ;
« L’utopie égalitaire de la piraterie, un contrat social, les prémices de la démocratie, pour les ridiculiser les histoires parlent de bandeau, de jambe de bois et de rhum »
Ainsi va l’histoire « Il faut bien que l’herbe pousse et que les enfants meurent »…

Ce n’est bien évidemment qu’un minuscule aperçu du talent de Michel Bussi avec un romancier de ce niveau nous tenons la « dragée haute » à Messieurs les anglo-saxon.
A votre prochaine sortie au lieu d’acheter pour acheter, un petit tour par une librairie vous vous payez « Mourir sur Seine » pour moins de 10 Euros vous avez un polar de compétition, la découverte de Rouen et de ses alentours, une page de notre histoire en l’occurrence sur la piraterie, le plaisir de lire et de vous faire de nouveaux amis en partageant vos impressions.
« What else ? »

Merci pour vos visites sur le Blog de Léa
Merci aux Maisons d’Édition  pour leur confiance
Merci aux auteurs pour leur talent
Merci pour vos messages de soutien
Merci à Gutenberg
Merci à tous

@bientôt,
Mon nom est Bouille, Grybouille…

Ps : Les bouteilles de plongée, dans ce cas là tout du moins, se remplissent avec de l’air qui est comprimé. L’oxygène pur… Mais ce n’est que mon avis.


16 commentaires:

  1. Tu m'intrigues avec ce livre!! J'adore Michel Bussi, donc c'est clair que je le lirais un de ces jours!

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  2. Suite à tes conseils j'ai lu Gravé dans le sable et ce fût un beau coup de cœur, donc je vais continuer sur cette voie... !

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  3. Un Bussi c'est toujours une valeur sûre ! Je n'ai pas lu Mourir Sur Seine mais tout le monde en parle très bien

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  4. Un super roman comme toujours avec Michel Bussi Un auteur qui sait nous transporter à chaque fois. Merci pour cette belle chronique :-)

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  5. Comment tu veux qu'on résiste après ca??? déjà que Bussi, c'est du sur, si en plus la chronique est enthousiaste, ben moi j'y plonge!!!!!;)

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  6. J'ai hésité ce Week end. J'avais lui et grave dans le sable en mains. J'ai voulu être raisonnable. . Il sera pris mais plus tard. Très belle chronique. ^_^

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  7. Je viens de craquer suite à une autre chronique de ce livre, mais si toi aussi tu t'y mets, je me dis que j'ai bien fait :)

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  8. J'adore Michel Bussi, et cet opus est génial !! :D

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  9. Ce roman à l'air d'être un bon cru. Certains romans de l'auteur sont un peu moins bons.

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  10. Il y a tellement de Bussi que je voudrais lire... Nymphéas noir et Gravé dans le sable, par exemple... *sifflote*
    Il est prometteur le p'tit matelot ! ;)

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  11. J'ai honte, depuis ton dernier article sur Bussi, je n'ai toujours pas eu le temps de découvrir l'auteur ! Il faut que ça change !!

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  12. Bussi est un auteur dont j'entends beaucoup parler, ces livres ont du succès, mais c'est un auteur que je n'ai toujours pas lu, parce que je méfie un peu des auteur à succès, parce c'est soit on adhère comme la masse, soit on est en dehors de la masse qui adore. Il faudrait quand même que je lise au moins un de ses livres ^_^

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  13. Qu'est ce que j'aime cet auteur, j'ai hâte de lire ce roman!

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  14. Le vent du large t'a dopé les gribouillis on dirait ! A moins que ce soit l'oxygène pur ;) Mais non... je sais... c'est juste l'effet Bussi... suis-je bête ! Bon, je vais devoir affronter mon mal de mer si je ne veux pas mourir idiote :D

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  15. Waow ! Faut arrêtez la fumette de l'oxygene, Grybouille ! Ta galerie de portrait est édifiante ! et vu ta chronique, si je ne l'avais pas déjà lu, je le racheterai !!! tu as raison on a vraiment pas à rougir de nos auteurs ! Bon vent ;)

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